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COMMUNAUTE URBAINE DE GRAND POITIERS & CCVM : UNE AMBITION A PARTAGER

Depuis le 8 février et le vote de la CDCI, la CCVM a fusionné avec le Grand Poitiers. Ce mariage, sans effusion, laisse quelques questions sans réponse. En effet, si la dot de la mariée est connue, il n’est pas sûr qu’elle satisfasse l’heureux élu.  En effet, la CCVM apporte deux enfants que sont le multi-accueil et le centre de loisirs sans hébergement  avec « La Ferme de Loisirs » et l’Espaç’Ados.

A cet instant, faute d’assumer la compétence Petite Enfance et Jeunesse, Grand Poitiers ne peut s’engager à assurer la reprise de ces pôles clés de notre territoire. Deux structures sont localisées à Sèvres Anxaumont et il est peu concevable que la commune assume seule leur poids financier. Il aurait été sage de s’assurer, lors des fiançailles, des problématiques de pensions alimentaires.

Par ailleurs, la loi avait conduit les citoyens à élire leurs représentants au Conseil Communautaire en 2014 lors des élections municipales. Demain, ce sont 20 conseillers communautaires (bénévoles) qui vont disparaître notamment ceux élus dans des oppositions qui  n’auront plus le droit de citer.

Pour un pôle de service public à Saint Julien l’Ars

 

Il reste donc à construire un maillage territorial ambitieux notamment avec des pôles de service public voulus par le Président de Grand Poitiers.  L’ancien chef lieu de canton de Saint Julien l’Ars pourrait être un pôle central puisqu’il dispose d’une Poste, d’un Trésor Public et d’une gendarmerie.

Pour un Centre Intercommunal d’Action Sociale au service de tous les habitants

Il nous faut également développer des compétences intercommunales de solidaritéfortes notamment en créant un Centre Intercommunal d’Action Sociale. Sur notre territoire, il faut éviter la paupérisation des communes rurales qui pourraient se sentir déclassées par rapport aux communes péri-urbaines qui sont aux portes de Poitiers.  L’existence du CIAS permettrait notamment d’intégrer au service Petite Enfance, le multi-accueil, le Relais Assistante Maternelle et le lieux d’accueil Enfants-Parents, mutualisant ainsi les expériences et les charges communes à l’ensemble de ces structures au niveau d’une communauté urbaine (repas, changes, matériels…)

Par ailleurs, un CIAS rendrait possible le choix de vivre chez soi pour les personnes vieillissantes. Les services d’accompagnement à domicile que sont l’aide à la vie quotidienne, le portage des repas, la téléassistance et les soins infirmiers à domicile, existant au sein du CCAS de Poitiers, pourraient être élargis à l’ensemble des habitants de la communauté urbaine.

Enfin, l’action sociale et de santé également gérée par le CCAS de Poitiers, qui accompagne les allocataires du RSA sans enfant, aurait tout son sens au sein d’unCIAS,  sur notre territoire où nous avons une mission locale d’insertion pour les plus jeunes et un association d’insertion (Vienne et Moulière Solidarité) qui ont fait leur preuve au quotidien.

Pour  des compétences  intercommunales audacieuses

De même, dans un futur proche, la communauté urbaine pourrait envisager de se doter de la compétence scolaire et prendre en charge la gestion des collèges. Pour notre territoire, nous pourrions reprendre le dossier du collège de Saint Julien l’Ars qui a été abandonné par les nouveaux élus départementaux.  La communauté urbaine garderait également la main sur la carte scolaire à l’échelle des 42 communes qui la composent.

D’autres pistes sont possibles dans ce grand ensemble notamment le transport avec la remise en service de la ligne TER Chauvigny – Poitiers qui prendrait tout son sens tandis que la ville de Chauvigny a rejoint cette communauté urbaine.

Comme le disait le philosophe Alain « Le Mariage depuis le moment où il est conclu et scellé est une chose à faire, non une chose faite ».

Tout reste donc à bâtir

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